Prologue

Prologue
photoshoot Emma Watson

Comment peuvent-ils me supporter à présent ?! Ils sont tous là, à parler, faisant comme-ci de rien n'était ... mais je les vois me jeter des regards anxieux, qui veulent dire "il ne faut pas l'oublier, si elle veut dire quelque chose ...". Les regards se font une seconde sur moi, puis une seconde sur ma nouvelle ardoise et sur mes mains qui tiennent un Velléda. Puis ils regardent à nouveaux la personne qui parlent en pensant "non ... il faut faire comme-ci tout était normal" ... normal, j'ai beau essayer de les imiter, mon ardoise hante mon esprit pour me dire que rien n'est normal ... Et moi ?! Comment puis-je supporter cela ?! Le fait qu'ils aient ce dont je rêve ... comment elle peut me dire qu'elle voudrait être à ma place ?! Je pense brièvement à mon cours suivant ... cours d'Allemand ... Au moins la prof' ne nous rabat plus les oreilles avec ses phrases bateaux "L'écrit n'est que la moitié du cours, l'oral en est peut-être même les 3 quarts ... alors parlez !!" Cette pensée m'aurai ravie il ya quelques mois ... mais là j'ai juste envie de crier même en Allemand. Ne suivant pas la conversation et sentant tout les regards sur moi, je vais faire quelque choses qu'on m'aurait reproché de trop théâtrale ... avant. Ma main attrape discrètement mon sac posé à coté de ma chaise. Je me lève d'un coup faisant reculer ma chaise à grand bruit et taire tout le monde, jette mon sac sur mon épaule et quitte la cantine à pas rapide ... regard en avant ... je ne veux pas qu'on est pitié mais je ne veux pas non plus qu'on me croit fière. J'imagine à la fois avec pincement au c½ur et négligence, tous les regards désolés de mes amis sur mon plateau que je n'ai pas pris la peine de ranger et sur lequel j'ai laissé mon ardoise blanche et mon crayon Velléda.





Ma story, total fiction, sera basé sur mon imagination.

Elle commencera au moment où l'héroïne apprend son nouveau handicap. Mais ne vous inquiétez pas, on "entendra" assez souvent sa voie car elle basera ses sentiments et ses regrets sur des flash-back.

Je ne tiens pas vraiment à ce que vous mettiez un visage connus sur mes persos car je trouve que vous vous rapprochez trop de la vie qu'ils ont dans leurs films ou séries. Si cela vous pose problème, n'hésitez pas à me le dire.

Pour l'instant, ne vous occuper pas des images que je mets, je les trouve tout simplement belle. On verra selon vos désirs pour la suite ^^.



Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture, espérant qu'elle vous plaira. Toute critique ou supposition est bien sûr la bienvenue !! ;)

Si vous voulez être prévenue, il suffit d'un petit commentaire et vous aurez même droit à un lien !! hihi !!

# Posté le lundi 09 février 2009 15:00

Modifié le mercredi 11 mars 2009 09:30

Chapitre 1 : Réveil

Chapitre 1 : Réveil
Photoshoot Alyssa Milano

Je me réveille ... du moins je reprend mes esprits, les yeux toujours fermé. Mes oreilles, elles, semblent s'ouvrir et un son aigue et régulier y arrive. Qu'est-ce que ça peut-être ? Je suis trop bien dans mon lit et mes paupières semblent beaucoup trop lourdes pour jeter un regard à la cause de ce bruit. Je réfléchis et une seule réponse est retenue : encore une sonnerie de réveil de mon frère, tellement forte que je l'entends, mais il n'a pas le choix, il a trop de mal à se réveiller. Je suis alors tenté de savoir l'heure, pour si il est trop tard, me décider à le réveiller moi-même. Mon bras s'apprête donc à trouver mon portable surement posé sur ma table de chevet mai quelque chose le retient et je me rend compte que j'ai quelque chose accroché à l'index, comme une épingle. Je me décide, curieuse, à ouvrir les yeux et clignant plusieurs fois pour m'habituer à une lumière blanche, je réalise enfin que je ne suis pas dans ma chambre : au lieu du plafond de ma chambre où des étoiles brillent sur la peinture foncée, c'est un plafond blanc ou se détachent des néons qui me fait face un mètre et demie plus haut. C'est seulement à ce moment que je réalise que j'ai mal derrière la tête comme-ci elle était serrée par un étau et au nez comme-ci on m'y avait enfoncé deux pailles. J'essaie de déglutir pour ravaler mon inquiétude mais ma gorge est sèche et me fait mal. Je ne bouge pas, réfléchissant ... mais rien.
je ne sais pas combien de temps je suis restée comme ça, la peur au ventre, le regard hagard mais j'entendis soudain une porte s'ouvrir. Je tentais de tourner la tête mais elle me faisait mal. J'entendis alors des chuchotements et reconnus la voix de ma mère, qui sonnait l'inquiétude. Je compris qu'ils, elle et son interlocuteur n'avait pas vu que j'étais réveillée. Je tentais de l'appeler, mais je n'entendis rien sortir de ma bouche ... je n'ai pas dut m'entendre tellement la douleur m'avait transpercée le col. Cependant, ma mère m'avait entendu.

Maman ( soulagée et se précipitant sur moi ) : Oh ma chérie ... tu es réveillée ?! ... est-ce que ça va ?! Tu te sens bien ?! Tu n'a mal nulle part ?!

Je lui souris faiblement (le plus grand sourire que je pouvais) et ferma les yeux pour montrer à mon tours mon soulagement. Je tentais de demander pourquoi j'étais là mais encore une fois je ne m'entendis pas ... ma mère non plus d'ailleurs, car elle me regarda étonnée puis jeta un regard de panique sur l'homme qui se tenait debout à côté du lit. Je ne l'avais pas remarqué et je ne voyais de toute façon que sa tête qui entrait dans mon champ de vision. Il était très blond, et plutôt beau mais paressait fatigué. Le col d'une chemise épaisse blanche m'indiqua qu'il portait une blouse et j'en conclus qu'il était médecin. Quand ma mère lui a jeté son regard, il n'a pas parut étonné mais sa bouche se ferma de façon qu'on ne voit plus ses lèvres.

Maman : Elle a surement soif, sa gorge doit être sèche ?!

J'acquiesçais d'un signe de tête. Et sans demander l'avis du médecin, elle prit un verre et quitta mon champ de vision précipitamment. Le médecin se rapprocha et prit la place de ma mère quelques secondes plus tôt au dessus de moi.

Médecin : Bonjours Morgane, je suis le docteur Fiders. C'est moi qui vous ai soigné. Comment vous sentez vous exactement ?!

Sa voix était douce et me mit tout de suite en confiance. Je lui répondis que ma tête tournait un peu mais que ça aller. Il retroussa à nouveau ses lèvres vers l'intérieur en hochant légèrement la tête. Il s'cata et ma mère reprit sa place et me fit boire ... Ah ... c'était de l'eau, rien de plus normal avec quoi mes papilles gustatives n'eurent aucun plaisirs, cependant quand l'eau atteignit ma gorge, je faillis tout recracher tant ça me brulai. Mais mains vinrent à mon cou et ma bouche se tordit de douleur. Ma mère comprit car elle éloigna rapidement le verre de ma bouche et je bavai ce qui me restai d'eau dans ma bouche. Le médecin hocha la tête et pris doucement ma mère par le bras pour l'inviter à sortir. Je voulus crier pour qu'elle reste mais j'avais encore trop mal. Je ne sais combien de temps, ils restèrent dehors. Quand ils revinrent, ma mère était défiguré de chagrin mais elle réussit à sourire tristement, elle me cachait quelque chose ...

Médecin : Ecoute Morgane, suite à ton accident nous t'avons opéré d'un traumatisme crâniens qui a affecté certaine partie du système nerveux. J'avais l'espoir que tu t'en sortes indemne, mais il semble que non. Je suis désolé mais tu risques de vivre quelques années ainsi.

Maman : Mais ne t'inquiète pas ma chérie, ça ne change rien du tout.

Je ne comprenais rien au charabia du médecin et sa voix rassurante ne m'aurait pas alarmée si celle de ma mère, paniquée et inquiète, n'avait pas résonné dans la pièce. Mais je ne voyais pas de quoi ils voulaient parler, ce que signifiait "vivre ainsi" et j'avais beau chercher, je ne trouvais pas. Je tentai de leur demander mais me ravisais au premier mot. Le médecin sembla comprendre.

Médecin : tu es atteinte d'une aphasie globale ... ( voyant mon regard interrogateur ) Tu as perdus la notion de parler, peut-être de lire et d'écrire si c'est plus grave que ce que je pense. (Je ne comprenais toujours pas) Tu es muette Morgane ...

Je fus d'abord tenté de rire mais un coup d'½il à ma mère me ravisa. Des larmes coulaient sur ses joues et furent bientôt défier par les miennes. Je détournais le regard ... muette ? Qu'est-ce c'est ? Je ne peux pas être muette ... je suis sûr qu'avec un peu d'entrainement, de temps et des antidouleurs ... chanter ? Peut-être lire ? Peut-être écrire ? soudain je me rendis compte de la gravité ... la tête me tournait de plus en plus et j'eus surement tort de fermer les yeux car je réalisais immédiatement qu'ils ne se rouvriraient pas de si tôt ...



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Voila le premier chapitre, j'espère qu'il vous plait ...
Encore une fois toute critique est la bienvenue, je ne demande qu'à m'améliorer.
Ne vous inquiétez pas si vous trouvez qu'il y a trop d'explication et pas assez de dialogue, les prochains auront plus de dialogues !!
Merci de lire ma story et à la prochaine.

# Posté le lundi 09 février 2009 15:47

Modifié le jeudi 19 mars 2009 05:40

Chapitre 2 : Visites

Chapitre 2 : Visites
Photoshoot promo Twilight

Une semaine était passé depuis mon "tombage dans les pommes" comme disait ma mère ... elle avait toujours eu des soucis avec la langue française et malheureusement, j'en avais hérité ... mais je n'aurais plus l'occasion de faire rigoler les autres de mes mots inventés.
Malgré mon mutisme, tout le monde était passé à tours de rôle dans ma chambre : mon père qui profita d'une absence de quelques heures de ma mère pour me rendre visite, m'amener 5 énormes ballon où figuraient des personnages de Disney (ils savaient que j'adorais toujours autant). Il m'avait rassuré avec maladresse que rien ne changerait et ses paroles résonnaient dans ma tête.

Papa : Coucou ma puce, quelle bonheur de te voir ... les yeux ouverts. Désolé de ne pas être passé plus tôt mais j'avais peur de tomber sur ta mère ... je ne sais comment elle aurait réagis en me voyant ... et même comment moi-même j'aurais réagis. ( je souriais le mieux possible pour le rassurer ) J'ai le droit à un sourire, quelle honneur !! En tout cas ma puce ne t'inquiète de rien, tu viendras toujours passer tes vacances chez moi ... si tu le souhaite ... ça ne changera rien. Si tu ne veux plus venir je comprendrais. Avec ta mère aussi bavarde, tes journée ne seront pas ennuyante mais avec moi qui ne sait jamais quels sujets aborder, elles seront loin d'être passionnante.

Il était vrai que chaque journée passée avec mon père n'étaient bruyante que grâce à moi et alimenté par lui seulement de quelques expressions toutes faites, du genre "C'est vraie ?!" ou encore " très bien" ou "ce n'est pas bien". Je voulus cependant le rassurer en lui faisant remarquer que ses expressions scéniques, dont j'avais également héritées, me suffiraient amplement. Cependant l'impossibilité de réciter cette gentille remarque m'insuffla une vague de colère qui firent tomber quelques larmes. Mon père les interprétai mal.

Papa : Ne t'inquiète pas je comprendrais. Et puis tu pourras venir me voir quand tu voudras grâce à ta nouvelle bagnole.

Il partit quelques heures plus tard, quand il n'eut réellement plus aucun sujet à évoquer (il avait déjà mis plusieurs longues minutes à en trouver un tout seul).

J'avais aussi eu la visite de mes cousins, venus tous ensemble. Il y en avait 4, 3 étaient frères, 1 fils unique. Mon frère Thomas était venu avec eux, m'avait discrètement fait ses excuses et m'avait révélé qu'il avait eu peur de venir tout seul mais que ça ne se produirait plus. Cette visite fut certainement une très grande bouffée d'air pour moi. Dans la petite ville d'Aubusson, seul moi, mon frère et mes 4 cousins y vivions. Nous étions proche, dans une fourchette de 13 à 19 ans et j'avais beau être la seule fille, j'adorais leurs présences même s'ils se foutaient toujours de moi. Mes cousines, 2 s½urs de 18 et 25 ans, habitaient à 2 heures de là, je les voyais donc moins mais les aimais tout autant. Les gars n'arrêtèrent pas de se charrier ce jour là ... comme les autres jours en fait. Nous n'aurions pas été dans un hôpital que ça aurait été pareil ... Je ne serais pas muette que ça n'aurait pas été très différents. Je me doutais qu'ils s'étaient passé le mot avant d'arriver d'être les plus naturels possibles. Ils me souhaitèrent un bon rétablissement, me promirent qu'on se reverrait bientôt.

Thomas : Salut, grande bringue !! Je reviens bientôt avec 3 ou 4 DVD !! C'est moi qui les choisirais !!

Lucas : Et écris nous une petite carte pour la prochaine fois !! ( il me fit un clin d'½il. J'aurai put à cette remarque éclater en sanglot pourtant je souriais de plus belle )

Maxime : Salut la couz' !! Dès que tu sors, on se refait une sortie boite !!

Clément : T'cho la vieille ! Tu viendra pour qu'on essaye ta Twingo !

Ils sortirent et un regrets me traversa l'esprit.

Vint ensuite la visite de mes amis. Ils me remontèrent du mieux possible le moral mais eux, posèrent des questions sur ma (futur) vie ... j'aurais tout fait pour éviter ça ... mais c'était inévitable !! Ils m'assurèrent donc que je pourrai continuer le lycée ... "ça ne devrait pas poser trop de problème ..." Solenne ma meilleure amie pleura silencieusement mais semblait se contenir. Des larmes coulèrent à mon tours sur mes joues quand je me rendis compte à quel point ils ne changeaient pas ... essayaient du moins ... ça me touchais ... c'était une belle preuve d'amitié ... une preuve d'amour même. Mais mon bonheur s'acheva vite quand je réalisais la dureté de leurs traits, sûrement pour ne pas trahir leur inquiétude ... ça allai être aussi dure pour eux que pour moi ... je n'étais pas aussi forte qu'eux même si ils pensaient le contraire ... ils allaient tout devoir subir ... presque autant que moi. Je fut sortit de mes rêveries par le docteur Fiders, qui m'avait demandé de l'"enregistrer" sous le prénom de Antoine. Cette remarque m'avait fait sourire ... il était gentil, me répétait que j'étais très courageuse et faisait tout pour me faire oublier mon malheur.

Antoine : désolé les jeunes, il va falloir que je commence les examens avec Morgane et après elle devra dormir. Vous pourrez venir la voir dès demain. merci pour elle d'être venus, et j'espère vous revoir.

Il leva un sourcil, intimidant mes visiteurs et les obligeant ainsi à revenir me voir. Il faisait le coup avec toutes les personnes qui venaient me voir. Je rigolais encore une fois silencieusement.


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Voila une petite présentation de quelques personnages.
Il y en aura d'autres ... peut-être un amoureux ^^ !!
Le prochain chapitre mettra en évidence la guérison de Morgane qui lui permettra de retourner chez elle et au lycée. On saura aussi ce qui s'est passé pour qu'elle atterrisse à l'hôpital.
bisouxx
Merci de lire ma story.

P.S : je répète que toute critique ou même suggestion est la bienvenue.

# Posté le mardi 10 février 2009 08:37

Modifié le jeudi 19 mars 2009 05:40

Chapitre 3 : Guérison

Chapitre 3 : Guérison
Photoshoot Sophia Bush

Mes amis sortirent après m'avoir fait un doux "câlin collectif" (terme pris à Secret Story ... qu'est-ce que tu veux ?! on est jeune et ... débile ). Le médecin les regarda partir puis s'approcha de moi.
Antoine : T'as de bons amis !! Alors comment vas-tu aujourd'hui ?!

Je fis un hochement de tête affirmatif. Il me regarda.

Antoine : Nous allons ... je vais devoir te parler de ce qui va se passer ensuite.

Il dit cette phrase sans me regarder. Il m'avait doucement assise sur mon lit, et déroulait le bandage qui me serrait la tête. Je me doutais que ce moment allait arriver ... je ne passerai pas ma vie dans cette chambre ... mais peut-être dans cet hôpital. Je me doutais qu'il me dirait qu'il faudrait que je reste plusieurs mois ... plusieurs années peut-être car je devais bénéficier de soins quotidiens. M'étant préparée, je ne bronchais pas.

Antoine : Mais avant je veux tenter quelque chose. On ne sait toujours pas si tu es capable de lire et d'écrire. Les examens et tes réactions nous montrent que tu as toute ta tête ... du moins que tu comprends mais nous ne savons pas si tu comprends tout. Je t'es donc apporté ça. (il tira de ça pochette en plastique violette, une ardoise blanche et un Velléda bleue. il me les tendit ) Tu ne sembles plus éprouver de douleur et j'ai vus que tu peux même marcher. Donc je te propose de me montrer si tu comprends tout ce que je te dis.

Avant même qu'il ait finit sa phrase, je m'emparais du Velléda que j'ouvris d'un geste violent et écris le plus vite possible sur l'ardoise nickel "Bien sûr que je vous comprend". Je me précipitais tellement que mon écriture était presque illisible. Je regardais Antoine avec une grimace honteuse de mon écriture mais il souriait. Je souri à mon tours et effaçais ce que j'avais écrit pour le remplacer par "Alors ai-je toute ma tête ?!". Cette fois je m'appliquais à faire ma plus belle écriture.

Antoine : Eh bien maintenant que nous connaissons exactement l'ampleur des dégâts, nous allons réellement pouvoir parler du futur ...

"Oh non"

Antoine : Eh si ... mais vus vos réactions vous n'avez pas à vous inquiétez ... je me suis renseigné sur vos possibilité d'entrer dans un établissement spécialisé dans le mutisme.

Alors ça !! ça m'avait complètement échappé !! je pensais que je resterai ici à l'hôpital et cela ne m'aurai pas dérangé ... j'étais prêt de ceux que j'aimais et j'étais sûr que ça n'aurait pas dérangé Solenne de m'amener ses cours 2 ou 3 soirs par semaine. Je regardais le docteur avec de grands yeux et écris précipitamment sur mon ardoise "Je pensais pas à cette possibilité"

Antoine : Auxquelles pensais-tu ?!

" je pensais rester ici, à l'hôpital, que vous prendriez soins de moi comme cette semaine"

Antoine : Oh ... je vois ... je suis désolé Morgane mais c'est impossible. Il n'y a pas assez de place ici pour garder un patient en permanence et j'aurai d'autre personne de qui m'occuper.

"je ne veux pas quitter la ville"

Antoine : Alors je voudrais te proposer quelque chose ... je ne sais pas si ça pourra se faire mais ... je vais faire tout mon possible pour que ... te sentirais-tu capable de retourner au lycée comme-ci rien ne s'était passé ?!

"complètement"

Antoine : Tu retournerais chez toi et ta vie reprendrait comme avant ?!

"oui"

Antoine : Il faudra cependant quelques petites choses à adapter ...

"mes soins c'est ça ?"

Antoine : Oh t'es soins seront bientôt finit ... d'ici une semaine tu pourra rentrer chez toi, un infirmière viendra une fois par semaine ou tu passeras ici pour vérifier que tout va bien. Je pensais plutôt à de la rééducation ... apprendre la langue des signes par exemples. ta mère est prête à apprendre aussi pour t'interpréter.

"tout ce que vous voulez"

Antoine : Les cours seront peut-être difficiles et il faudra une grande concentration pour suivre ... tu t'en sens capable ?!

Je hochais la tête de haut en bas avec insistance. Le médecin éclata de rire. Son optimisme me redonnait espoir.

Antoine : J'aimerai aussi que aujourd'hui, tu essayes de manger quelque chose de solide, de la viande par exemple. (je le regardais comme-ci il était fou) Désolé Morgane, mais la soupe ou les yaourts à la viande, ça n'existe pas. Il faut que tu mange de la viande pour reprendre des forces et tu ne pourras pas rentrer chez toi tant que tu seras sur perfusion.

Bien sûr je savais qu'il avait raison ... mais le souvenir de la dernière fois ne m'incita pas à acquiescer. En effet, il avait estimé il y a maintenant 5 jours que je pouvais manger et arrêter les perf' mais dès le premier morceau de pomme de terre, j'avais ressentit une atroce douleur parcourant mon cou de haut en bas. Je n'avais plus voulus toucher à mon repas. On m'avait forcé à manger tout de même mon yaourt ce qui ne me faisait rien. Je mangeais depuis seulement de la soupe, de la purée et des yaourts et l'on était obligé de me mettre une perf' par nuit ce qui me faisait mal dormir. Je détestais qu'on m'enfonce cette aiguille dans la main mais j'avais quand même préféré ça à la douleur. Je déglutit difficilement et écrivais doucement sur mon ardoise :

"Bon d'accord, je veux bien essayer"

Antoine : génial, la douleur ne doit plus être très forte maintenant. Tu tenteras demain midi. Désolé mais je dois partir, un patient m'attend. Merci de tous ces efforts.

"Merci à vous"

Il me sourit, je souris à mon tour. Il rangea différents produits et s'apprêta à sortir quand je réalisai que j'avais oublié quelque chose. Ce nouveau bonheur m'avait fait oublier une question que je voulais poser depuis mon premier réveil ... et j'avais enfin le moyen de la poser. Malheureusement le médecin me tournait le dos pour franchir la porte. Je paniquais ... je voulais poser cette question ... maintenant ... tout de suite. Je battais des pieds mais les draps ne firent aucuns bruits. Instinctivement, je tapais des mains ... tellement fort que j'en avait mal ... mais ça marcha. Le docteur se retourna avec un regard interrogateur puis amusé.

Antoine : Eh bien tu sais te faire entendre !!

Je m'appliquais à écrire vite sur mon ardoise.

"Comment j'ai atterrît ici ? Je ne sais pas ce qui s'est passé"

Antoine : Oh ... je suis désolé je n'ai pas le temps ce soir et je ne suis pas le mieux placé pour t'en parler ... demain d'accord ?

"D'accord, merci =D"

Antoine : Heureusement que je me suis mis à surfer sur le web (son ton détaché, un peu crâneur me fit à nouveau rire silencieusement) Bonne nuit.

Il sortit. Se doutait-il de l'impatience qui me rongeait ? j'en doute car il n'avait pas eu l'air de comprendre à quel point c'était important pour moi de savoir ... Tellement de question trottaient dans ma tête et mon imagination ne m'aidait pas ... j'vais d'abord imaginé un simple accident de voiture ... mais je n'avais pas de voiture et je ne souvenais pas d'avoir été emmenée quelque part par quelqu'un. L'idée d'une agression restait en suspens, il y avait une possibilité mais elle m'effrayait trop pour me résigner à la mettre en "suspection" #1. J'avais eu un vague sentiment d'incendie mais rien à par moi n'avais eu l'air touché. Enfin mon imagination m'avait donné une explication irréaliste ... si ça avait put être un monstre sanguinaire comme un croque-mitaine, il y aurait eu un super-héro qui aurait jaillit avant même que j'ai une égratignure. L'explication avait donc était jetée.
Cette nuit là, ces questions se bousculèrent plus que d'habitude et je réalisais que c'était parce que j'avais peur de la vérité qu'on m'annoncera le lendemain. Je m'endormis le plus tard possible que ma fatigue ne me le permettait.



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# Posté le mardi 10 février 2009 11:27

Modifié le jeudi 19 mars 2009 05:39

Chapitre 4 : Récit

Chapitre 4 : Récit
Photoshoot promo Dr House saison 4 -Jesse Spencer

C'est ma mère qui me réveilla ... mais j'en devenais habituée car tout les matins, elle me réveillait ... elle avait pris toutes ses matinées et bossait l'après-midi. Elle considérait que en tant que mère, elle devait rester au moins une demi-journée par jour à mes côtés et laisser l'autre moitié pour ma rééducation et mes autres visites ... elle ne prenait plus le temps de s'occuper de Thomas et quand je le lui reprochais, elle me disait qu'il ne s'en plaignait pas car il pouvait sortir comme il voulait, ma mère lui avait promis en échange de payer tous ses pleins d'essence pour son scoot'. Il était d'ailleurs passé plusieurs fois, me ramenant des DVD qu'il avait loués. Je réalisais d'ailleurs qu'il me connaissait mieux que ce que je l'imaginais : il m'avait ramenée des dessins animés Disney et des films de grand réalisateur comme Truffaut et Resnais ... je les avais déjà vus mais les regardas toujours avec autant d'admiration.

Bref ma mère me réveilla doucement en m'embrassant sur le front. Je compris que quelque chose avait changé car au lieu de me réveiller par ses murmures, elle me cria presque dessus.

Maman : Le médecin a dit que j'aurai une surprise ce matin ?

Elle sautillait sur place comme une gamine qui attend son cadeau. Je mis quelque temps à réaliser ce que je pourrais lui offrir. Je tendis le bras tout en restant allongée. J'aurais voulu lui demander de se retourner pour lui faire une plus grande surprise ... mai je ne pouvais !! J'attrapais mon Velléda et écrivis assez vite sur mon ardoise "Bonjour Maman !!" . Elle me regarda longuement, stupéfaite et soudain explosa, elle sauta partout en poussant des cris aigue, des cris de joie. Elle me sauta au coup.

Maman : Oh je suis si fière de toi !! Ma chérie !! Tu écris !! Ecris quelque chose d'autre s'il te plait !!

Je remarquais qu'elle se comportait comme si j'étais un bébé qui faisait ses premiers pas ou qui disait maman pour la première fois ... je compris qu'elle se comportera désormais comme ça, que je ne pourrai rien faire toute seule pendant un long moment comme si elle pensait que je devais tout réapprendre. Pour lui faire plaisir, je cachais mon désespoir et écrivais à nouveau sur mon ardoise à la place des mots précédents.

"Calme-toi maman !!"

Maman : oh c'est formidable !!

Elle s'émerveilla à nouveau comme la première fois. Pendant une heure, elle me demanda d'écrire et d'écrire. Quand elle se rendit compte que je n'avais plus assez d'imagination, elle me posa des questions auxquelles je devais répondre à l'écrit ... Comment tu t'appelles ? ... Où habites-tu ? ... Quel âge as-tu ? ... comment s'appelle ta grand-mère ?... Ta meilleure amie ? Ton dernier petit copain ? ... quelle est la plus grosse bêtise que tu es faite ? ... De quel couleur est la chemise que je porte ? ...je la soupçonnais tout de suite de vérifier que je n'avait pas perdus la mémoire, que j'entendais bien, que je voyais bien ... Je subis sans broncher de peur de refaire tomber son enthousiasme ... mais la question me brulait, l'impatience amenait de plus en plus de colère mais je résistais ... jusqu'à ...

"C'est bon maman t'as finis ?"

Elle fit une mine frustrée.

"Désolé mais je commence à avoir mal à la main !!"

Maman : oh je suis tellement désolée, mais tu n'imagine pas mon bonheur de te revoir parler ... eh ... je veux dire ... communiquer !!

"Oh que si j'imagine" ... "mais tu ne voudrais pas que je ne puisses plus écrire à cause d'une crampe aux doigts ?"

Maman : Oh non bien sûr que non !! J'arrête de t'embêter ma chérie !!

"Juste une dernière chose"

Maman : Qu'est-ce qu'il y a ?

"Qu'est-ce qui s'est passé pour que j'arrive ici ?"

Maman : Oh tu ne t'en souviens pas ?

"Non"

Maman : ... D'accord je vais t'expliquer ... mais je ne sais pas tout exactement ... tu rentrais à la maison par les quais, j'imagine et bien sûr comme tous les jours tu avais ton walkman sur les oreilles (si je n'avais pas été muette et plus intéressée que ça par cette histoire, je lui aurais répété pour la millième fois avec exaspération mais amusement que ce n'était pas un walkman mais une Ipod). Ensuite d'après un témoin, une moto roulait à la vitesse réglementaire mais toujours trop vite à mon goût. Quand elle arriva à quelques mètres de toi, un enfant surgit soudain de derrière une voiture garée sur le côté ... la moto fit un écart pour l'éviter mais te bouscula à la place ... violemment ... il y avait plusieurs témoins. Un homme avait quelques notions de secourisme, il appela une ambulance et veilla sur toi jusqu'à son arrivée. Il t'a même accompagné jusqu'ici et d'après Mr Fiders, il t'a sans doute sauvé la vie ... (elle s'arrêta de parler le regard perdu dans le vide).

Je n'avais jamais pensé courir un risque en marchant ce qui m'effraya beaucoup. Je m'imaginais tout à fait marcher le long des quais, j'adorais cet endroit, calme où l'on rencontrait des passants. Bizarrement, je réalisai que en imaginant le récit de ma mère, il faisait nuit et il pleuvait ... mais c'était impossible ... on était en septembre ... le jour se couchait encore tard et la pluie n'était pas fréquente ... je ne me souvenais de rien de cette journée donc ... pourtant ma mémoire n'avait subi aucune faille, je me souvenais des moindres détails frappants de ma vie avant l'accident ... mais pourquoi pas cette journée ? ... je n'osais interroger ma mère sur le reste de la journée pour ne pas l'affoler.

Soudain, une image me frappa : un petit garçon qui surgissait de derrière une voiture ... mais je connaissais bien ce garçon, ce n'était pas qu'un simple passant ... je cherchais ... rassuré d'avoir une image en mémoire ...

"Comment va le petit garçon et le motard ?"

Maman : le petit garçon va bien, il a seulement eu peur. Sa mère est venue te voir le lendemain, elle voulait que je la pardonne ... elle est très gentille et a beaucoup aidé sur le lieu de l'accident ... (elle se tut et je compris après une longue minute de silence qu'elle ne comptait pas aborder autres choses)

"Si elle revient, tu pourras la rassurer et lui dire merci de s'inquiéter"

Lentement j'effaçais mes derniers mots pour les remplacer par d'autres

"Et le motard ?"

Maman (soupirant) : il est dans le coma ... (voyant mon regard surpris, choqué mais interrogateur) après t'avoir renversé, il a finit sa course dans la rivière ... Il a été secouru par quelqu'un qui est partit juste après ... Personne ne sait qui c'est ... Depuis il ne s'est pas réveillé ... C'est le docteur Fiders qui s'occupe de lui ... son état est stationnaire mais on ne sait pas si il se réveillera un jour ...

Encore une fois elle s'arrêta ... je savais qu'elle n'osait me regarder, elle avait peur de découvrir ma réaction ... Mais si elle avait tourné son regard vers moi, je suis sûre qu'elle n'aurait rien vu de compréhensible sur mon visage. J'étais trop partagé dans mes sentiments ... il roulait trop vite ... c'était de sa faute si j'étais ici, si j'étais muette ... mais qu'est-ce que je dis ? Pur me punir, je glissais un bras sous mon drap et me pinçais violemment la cuite ... être muette était pour une fois une chance, car sinon j'aurai poussé un cri de douleur ... cette homme a sauvé un enfant ... j'étais presque contente que le destin soit tombé su moi plutôt que sur un enfant ... sur cet enfant aux boucles blondes ... bien que je n'avais rien à me reprocher, j'étais toujours moins innocente que lui. Je voulus soudain voir le visage de ce motard, juste aller le voir lui donner l'espoir que mes visiteurs m'avaient donné ces deniers jours ... mais c'est surtout la curiosité, voir ce sauveur ... je me retenus pour ne pas faire valser mes draps et me lever pour courir jusqu'à sa chambre et le remercier ... après réflexion, tout ça était impossible : ma mère ne m'aurait pas laissée sortir de mon lit, je n'avais pas assez de force pour marcher quelques mètres alors courir, de plus comment aurai-je put le remercier ? J'étais désormais condamnée au silence et lui au sommeil ... je n'aurai put parler ... il n'aurait put voir mon ardoise ... je me promis toute fois d'y aller ... un jour ...

Ma mère avait surement compris mon silence ... du moins mon absence d'écriture car elle avait quitté la chance en me murmurant qu'elle reviendrait dans quelques minutes ... mais les minutes parurent passer à une vitesse incroyable car elle rentra bientôt à nouveaux dans ma chambre suivis d'une infirmière qui poussait la table roulante de mon déjeuné et enfin par Antoine qui affichait son sourire parfait. Ma mère s'assit dans le fauteuil à ma droite. L'infirmière amena la table roulante jusqu'à devant moi et ressortit. Le médecin lui se mit à inspecter encore mon bandage à ma tête. Après un hochement de tête, il l'enleva, inspecta ma blessure, la désinfecta.

Antoine : Bonne nouvelle !! Tu guéris très rapidement, plus besoin de bandage sur ta tête ... voyons maintenant si tu as encore besoin de ta perfusion ...

Je fis semblant de ne pas comprendre. Mais il me regarda puis mon plateau et à nouveau moi. J'essayais de quitter son regard mais n'y parviens ... je soupirais longuement puis regardais enfin ma viande avec une grimace ...

Antoine : ne me dis pas que tu es végétarienne ?

Maman : Non, elle aime même plus la viande que les desserts.

Je me résolus à couper un tout petit morceau de mon escalope. Tout doucement je le piquai avec ma fourchette et l'amena à ma bouche ... je mâchais longuement, reculant inconsciemment le moment où il traversera ma gorge. Mais le regard sévère et insistant m'incitèrent à l'avaler ... une larme me monta à l'½il gauche mais ma bouche forma un sourire ... la douleur n'était plus aussi forte que la dernière fois ... j'vais seulement l'impression que j'avais avalé une énorme bouchée et qu'elle avait du mal à passer dans le tube qui me servait d'½sophage ... La viande était si bonne, j'avais l'impression de ne pas en avoir mangé pendant un an et me jetais sur le reste de ma tranche. Ma mère éclata de rire. Je ne relevai pas la tête, concentré sur mon escalope.

Médecin : Hé bien ça a l'air d'être guérie !! Ce qui peut me laisser vous annoncer une autre nouvelle ... si tu arrives à manger assez de viande pour qu'on t'enlève les perfusions, tu pourras rentrer chez toi dans moins d'une semaine !!

Cette fois, je le regardais ... le vie à l'hôpital me plaisait bien en fin de compte, je m'y étais habitué, ne sortant pas de ma chambre, l'odeur qui d'habitude m'empêchait d'entrer dans un hôpital sans gêne, ne m'avait pas gênée ... Cependant mon lit me manquait, ma maison me manquait ... même le lycée me manquait ... et surtout ma routine normal me manquait ... on aurait put croire que ma mère était dans la même situation que moi car après quelques secondes de stupéfactions, elle éclata de rire et se remit à parler ... plutôt à jacasser ...

Maman : tu te rends compte ?! Tu peux rentrer à la maison ? Tu pourras retourner au lycée, nous avons tout réglé avec eux !! Tu pourras te déplacer toi-même !!

J'éclatais de rire à mon tour ... mais d'un rire qui semblait beaucoup moins expressif à cause de mon silence.


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# Posté le mercredi 11 février 2009 02:54

Modifié le jeudi 19 mars 2009 05:37